Nos conseils

Le bonsaï, la nature en miniature

Formé des termes japonais « bon » (plateau) et « saï » (arbre), le bonsaï désigne un arbre qui pousse dans une terre peu profonde et dont on ralentit la pousse par la taille et la ligature. Plus qu’un mode de culture, originellement, le bonsaï est un véritable art qui consiste à créer une représentation miniaturisée et réaliste de la nature. Arbre et contenant forment une composition tout en harmonie et en poésie.

Bonzaï

Bonzaï

Un peu d’histoire

Bien que le mot bonsaï soit japonais, c’est en Chine impériale qu’on trouve son origine il y a plus de 2000 ans. Ce sont en effet les Chinois qui furent les premiers à cultiver dans un but esthétique des arbres dans des pots, à l’ère de la dynastie des Han (-206 avant JC à 220). On parlait alors de penjing. Le bonsaï aurait été introduit au Japon à l’époque de Heian (794-1192). Au XIe siècle, avec l’arrivée du bouddhisme zen au Japon, le bonsaï devient objet d’art, symbole d’éternité et d’harmonie entre l’homme et la nature. Arrivé en Occident à la fin du XIXe siècle, l’art du bonsaï gagne vite en popularité.

D’où viennent les bonsaïs de votre jardinerie ?

La culture du bonsaï est avant tout le fruit d’un long travail de patience et d’adresse qui s’étend sur plusieurs années mais aussi d’un savoir-faire minutieux et ancestral. Les bonsaïs vendus dans nos jardineries proviennent d’Asie, essentiellement du Japon, de Chine et d’Indonésie. Acheminés par bateaux en containers de 40 pieds, ils arrivent au sein de la société horticole au bout d’un mois de voyage. À partir de là, pendant une période allant de 2 à 6 mois, ils bénéficient de tous les soins afin d’être acclimatés dans les meilleures conditions avant d’être vendus en magasins.

La culture du bonsaï est avant tout le fruit d’un long travail de patience et d’adresse qui s’étend sur plusieurs années mais aussi d’un savoir-faire minutieux et ancestral.

Quels bonsaïs choisir ?

Sachant que le bonsaï est un arbre à part entière, pour le conserver à l’intérieur, il faut choisir un arbre d’origine tropicale dont il faudra combler les besoins en lumière, en humidité et en chaleur. Au printemps et en été, un séjour à l’extérieur favorisera une croissance plus vigoureuse, uniforme et harmonieuse. Quelques exemples :

Le portulacaria (arbre de Jade) : culture facile, besoin d’une forte luminosité, parfaitement adapté aux ambiances chaudes et sèches des intérieurs.

Le ficus : le bonsaï du débutant car il est de culture très simple et de croissance rapide.

Le ligustrum (troène de Chine) : de culture assez facile, il demande une bonne luminosité.

Le xanthoxyllum piperitum (poivrier) : bonsaï au très joli feuillage vernissé et aromatique qui a besoin d’une très forte luminosité.

L’ulmus parvifolia (Orme de Chine) : de culture facile, cet arbre demande beaucoup de lumière et des arrosages réguliers.

Le podocarpus (pin des bouddhistes) : arbre de culture simple, il apprécie la lumière et des arrosages modérés.

Le serissa (arbre aux 1000 étoiles) : arbre à la belle écorce et aux petites fleurs blanches, il a besoin de beaucoup de luminosité.

Comment entretenir son bonsaï ?

L’entretien d’un bonsaï n’est pas aussi difficile qu’on peut le penser. En suivant quelques conseils et recommandations de base pour l’arrosage, l’engrais et le rempotage des arbres, vous pouvez mettre toutes les chances de votre côté.

  • L’arrosage : même si l’observation de son bonsaï est primordiale, vous pouvez tout de même appliquer quelques règles de base : en général, il faut arroser quand le substrat est presque sec. En été, arrosez votre bonsaï au minimum une fois tous les deux jours et en hiver, période de dormance, une à deux fois par semaine. Le bain du pot est également recommandé une fois par semaine pendant 10 minutes en été et lorsque la terre est desséchée en hiver. Vous pouvez utiliser de l’eau de pluie, voire même de l’eau du robinet reposée pendant 2 à 3 jours.
 
  • La fertilisation est cruciale pour un bonsaï. Elle se fait pendant toute la période de croissance avec un engrais spécial, sauf avant et pendant la floraison. Elle est stoppée ou réduite au minimum pendant la période de repos hivernal.
 
  • Le rempotage régulier sera indispensable pour éviter au bonsaï de « mourir de faim », tous les ans ou deux ans pour les sujets jeunes, tous les trois à quatre ans pour les sujets plus matures. Le rempotage est à effectuer de préférence au printemps. Le substrat doit être à la fois drainant et absorber l’eau. L’akadama est parfait car il permet de conserver l’humidité et possède un Ph neutre (le kyriu est destiné aux pins et conifères, le kanuma aux plantes de bruyère).
 
  • La taille : elle est également primordiale car elle permet de mettre en forme le bonsaï et de limiter le nombre de nouvelles branches et donc la croissance de l’arbre. Elle intervient en général tout au long du printemps et se fait avec un outillage spécifique composé de ciseaux courts ou longs, plus ou moins pointus, de coupe-feuilles et de pinces à branche ou à oeil. Une multitude d’ouvrages vous permettront d’acquérir le b.a.-ba des techniques de taille et de ligature.

 

LES PRODUITS
Bonsaïs
 

Article réalisé en collaboration avec MITTON Bonsaï
La société MITTON propose plus de 40 000 bonsaïs dans 50 variétés différentes.