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Et si on se penchait sur la permaculture ?

Démarche, approche, mode de vie, méthode de production, philosophie, concept, pratique agricole ... Les termes sont nombreux pour qualifier la permaculture. Mais qu'est-ce réellement ? Tout amateur éclairé de jardinage, tout écologiste dans l'âme en a entendu parler sans réellement savoir de quoi il s'agit. S'il fallait résumer, on peut définir la permaculture comme le fait de concevoir des cultures mais aussi des lieux de vie autosuffisants, autonomes et durables, dans le respect de l'environnement et des êtres vivants.

La permaculture c'est quoi ?

Développé dans la fin des années 70 par deux Australiens, Thomas Holmgreen et Bille Mollison, ce concept n'a en soi rien de révolutionnaire puisqu'il s'appuie sur des savoir-faire millénaires (que l'on a oubliés !) et l'observation des écosystèmes couplés aux découvertes scientifiques récentes. Imaginez un sous-bois, un marécage, une prairie ... La vie y grouille, des plantes s'y épanouissent, se nourrissant les unes les autres, chacun est autonome.
C'est ça, la permaculture : prendre la nature comme modèle tout en la respectant. Agir avec la nature et non contre elle, en prendre soin comme on prend soin de soi, des autres.


Les principes de base

Une fois que l'on a compris l'essence même de la permaculture, on peut se pencher sur les principes de base :

  • Chaque plante, chaque élément est placée là où ses besoins sont comblés et son énergie utilisée. Une place qui implique une cohabitation avec une autre plante, un autre élément. Ainsi, ils pourront s'assister mutuellement et échanger leurs effets bénéfiques.
  • Par exemple, le compost sera placé à côté du potager.
  • Chaque élément assure plusieurs fonctions.
  • Par exemple, une mare stocke l'eau, nourrit une faune et une flore, réfléchit la lumière... Une poule produit des œufs ou du fumier mais gratte aussi la terre, recycle les déchets ménagers ...
  • Autant faire se peut, chaque fonction est remplie par plusieurs éléments. La diversité devient base de la stabilité.
  • Utiliser les ressources biologiques et naturelles issues de la nature et de ses habitants : compost, énergie solaire...
  • Respecter la biodiversité... mais c'est presque une évidence ! 

La permaculture au potager

Avant toute chose, précisons qu'un jardin cultivé en « agriculture permanente » nécessite un travail important et une réflexion poussée pour être mis en place. Mais, il ne nécessitera que peu de soins, beaucoup moins d'arrosages et surtout aucun travail de binage ou d'arrachage de mauvaises herbes. Le jardin qui peut être en format limité ou en ville s'autogère puisque les plantes se ressèment.

Les préceptes :

  • La terre, tu ne retourneras pas. Le sol est vivant, le labourer le perturbe. Il suffit de laisser travailler à votre place les vers de terre, insectes, champignons, bactéries et autres micro-organismes qui maintiennent le sol riche et meuble.
  • Le sol, tu recouvreras avec soin. Le paillage (ou mulch) est un principe de base de la permaculture. Dans la nature, le sol n'est jamais nu, il en sera de même au jardin. Le paillage a l'avantage de garder le sol suffisamment humide et d'éviter le tassement.
  • Les plantes, tu harmoniseras. Elles seront adaptées au sol et au climat et ainsi pourront se ressemer ou se multiplier seules. Elles seront associées en privilégiant les « amitiés », serrées les unes contre les autres sur de petites zones. Certaines profiteront au passage de l'ombre ou de la protection des autres.
  • Les insectes et mauvaises herbes, tu accepteras. Les mauvaises herbes servent de barrière naturelle aux insectes ravageurs, qui seront eux combattus par des prédateurs naturels. De ce fait, un jardin en permaculture paraît totalement sauvage.
  • Les buttes, tu testeras. Il s'agit d'enfouir ses déchets végétaux (compost) dans une butte sur laquelle on cultivera des plantes. On obtient une terre riche, plus de surface à cultiver, une alternance d'ombre et de soleil et surtout on limite les efforts. 

En résumé :

La permaculture permet de restaurer et de maintenir la biodiversité et de limiter les maladies et les ravageurs. Le sol subit moins de dommages et moins d'érosion, et enfin, le jardinier a moins de travail. Pour autant, la permaculture n'est pas la panacée et à malheureusement quelques défauts : D'abord, c'est assez long à mettre en place. Ensuite, il faudra composer avec les remarques des jardiniers traditionnels qui trouveront votre jardin mal organisé. D'ailleurs ce côté sauvage ne facilite pas toujours la récolte des légumes. A vous d'adopter tout ou partie de ces principes, mais dans tous les cas, votre jardin vous le rendra par une moindre consommation d’eau et de produits phytopharmaceutiques !

 
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