Nos conseils

L'ail, la petite gousse aux mille vertus

« Rose puante », « empreinte de pied gauche de Satan »... L'histoire m'a doté de quelques substantifs bien peu valorisants. Sans parler de la mauvaise réputation qui me colle à la gousse. Il semblerait que je fasse fuir vampires et sorcières ! Alors certes, on peut me reprocher de donner mauvaise haleine et ce n'est pas faux. Mais je suis surtout une alliacée qui mérite vraiment d'être connue.

Cultiver de l'ail

Alors sachez déjà que je ne suis pas une forte tête (d'ail) ! Je serai même plutôt conciliant puisque tous les sols me conviennent, pourvu qu'ils soient drainés.

Pas de fumure, pas de compost mais du soleil. Attention, comme je reste difficilement en place, il faudra appliquer la rotation des cultures d'une année à l'autre.

Plantez-moi à l'automne dans les sols secs, en février-mars dans les sols lourds, les gousses en l'air, à 3 cm sous terre et tous les 10 à 15 cm. Ensuite, laissez-moi grandir en paix. Inutile de m'arroser sauf par grande sécheresse. Et d'août à la mi-octobre, dès que mon feuillage sera tout desséché, vous pourrez ramasser mes nouvelles têtes tout de rose, de blanc ou de violet parées. Et me tresser si bon vous semble.

Fiche d'identité
- Nom : allium sativum
- Famille : alliacées
- Origine : Asie centrale
- Type : vivace bulbeuse

Découvrir l'ail

On me consomme depuis des millénaires, en Egypte pour donner des forces aux constructeurs de pyramides, en Grèce pour fortifier les athlètes olympiques, en Gaule où j'étais fortement apprécié. Même Henri IV pensait que c'était bon pour augmenter sa vigueur. Bref, j'ai toujours été considéré comme « un remède de grand-mère » et aujourd'hui les études scientifiques prouvent mes vertus.

Appelez-moi donc Superaliment ! Parce que je contiens de la vitamine B6, des antioxydants et des composants sulfurés, on me concède donc quelques bienfaits : je préviens les risques liés au vieillissement, j'ai des effets protecteurs contre les cancers colorectaux ou de l'estomac, et des propriétés anti-microbiennes, antiseptiques et anti-inflammatoires.

Et puis, comme je régule les taux de cholestérol ou de triglycérides, j'ai des propriétés cardioprotectrices. La médecine alternative m'utilise même pour détoxifier l'organisme. Ah oui, je facilite aussi la digestion, à condition d'enlever mon petit germe. Et puis surtout, je relève agréablement vos salades, potages, viandes ou légumes.

Manger de l'ail

C'est cru et finement émincé que je serai le meilleur car je conserve toute mon aillicine qui sera altérée à la cuisson.

Si vous craignez mon goût marqué, vous pouvez toutefois m'incorporer à un plat chaud un petit quart d'heure avant la fin de la cuisson.

On peut aussi me consommer en poudre, haché, pilé, en purée ou confit mais mes propriétés seront moindres.

On peut même me consommer sous forme de complément alimentaire en gélules. C'est dire que je peux vous faire grand bien.

Retrouvez-moi ici !

L'ail, la petite gousse aux mille vertus