Nos conseils

Je paille, tu pailles, nous paillons ...

Une simple balade dans les bois ou à la campagne permet de constater qu’un sol n’est jamais nu. Feuilles mortes, branchages cassés, végétaux fanés s’accumulent pour former un véritable tapis végétal. Il n’y a que nos potagers ou nos plates bandes où la terre soit vierge. Alors certes, tout est propre et bien net mais au prix de combien d’efforts de binage, désherbage, arrosage... ? Et si vous optiez pour le paillage (ou mulching) ! Simple, efficace et ça peut rapporter gros !

Paillis minéral

Paillis de lin

Pourquoi pailler ?

Pour protéger ses cultures et massifs, pour faire des économies d’eau, pour s’épargner un travail tout aussi fastidieux que fatiguant, rien de tel qu’un bon paillis. En effet un sol nu s’assèche vite, étant soumis aux rayons solaires et aux vents, ainsi qu’aux pluies battantes. Le paillis limite donc l’évaporation d’eau et retient l’humidité. Résultat : on arrose moins. Un sol paillé demande en effet trois fois moins d’arrosage qu’un sol qui ne l’est pas.

Avec une épaisseur suffisante, le paillis limite le développement des adventices, annuelles ou vivaces. Il faut donc pailler au bon moment et adieu la corvée de désherbage. Au fil des saisons, la terre subit des changements thermiques. Le paillage a pour fonction de réguler les écarts de température entre le jour et la nuit, entre l’été et l’hiver et donc de protéger bulbes et racines fragiles. Par l’apport de matières organiques, il stimule l’activité microbiotique du sol. Vers de terre et micro-organismes qui assurent la minéralisation des différentes amendements en seront satisfaits. Le paillage protège fruits et légumes qui ne sont pas en contact direct avec le sol. On évite ainsi le pourrissement des fraises, des courgettes, des potirons...

Écorces de pin

Quand, où et comment pailler ?

On installe son paillis entre avril et juin lorsque la terre est bien réchauffée. Fort utile au potager pour protéger les légumes (il faudra veiller à leur laisser un petit espace au pied pour éviter le pourrissement), il l’est aussi partout où les mauvaises herbes ne sont pas acceptées, dans les massifs, au pied des haies, dans les rocailles... La procédure est simple : on commence par débarrasser le sol de toutes les mauvaises herbes, on bine et on arrose. On étale ensuite le paillis en couche épaisse de 3 à 5 cm.

Avantages et inconvénients de chaque paillis

Les paillis végétaux

Biodégradables, ils nourrissent le sol en se décomposant et font profiter les microorganismes d’un milieu favorable. Ce qui implique qu’on doive les changer souvent.

  • Les écorces broyées de pin : sont esthétiques et durables. Mais elles acidifient le sol donc il faut les privilégier pour les bruyères, fraisiers, rhododendrons...
  • Les écorces de feuillus broyées : elles acidifient moins le sol que les écorces de pins mais sont plus chères et moins durables.
  • Les paillettes de lin ou de chanvre : décomposition lente et bon pouvoir de rétention d’eau. Dès leur pose, elles devront être arrosées en pluie fine pour éviter qu’elles s’envolent.
  • Les coques de cacao : avec un Ph situé autour de 5,7, elles sont idéales pour toutes sortes de massifs. Elles sont riches en substances nutritives mais elles restent chères car elles sont importées.
  • Constitué de branchages encore verts, broyés, vous pourrez réaliser un paillis avec vos déchets de taille. Il stimule vraiment l’activité biologique et biochimique du sol et donc le fertilité.
  • Les tontes de gazon : paillage peu durable mais gratuit. A n’utiliser qu’après un séchage.

Les paillis minéraux

Idéaux pour les rocailles, petites surfaces, bacs et pots. Ils sont certes plus durables mais n’apportent aucune matière organique.

  • La pouzzolane : pierre de lave qui se gorge d’eau et la restitue ensuite.
  • L’ardoise : très contemporaine, elle emmagasine la chaleur la journée pour la restituer la nuit.
  • Les galets et graviers : très décoratifs, ils sont très efficaces pour éviter la pousse des adventices. Mais ils peuvent réverbérer la lumière.
  • Les briques concassées : une note colorée pour ses massifs. A faire soi-même en cassant briques, tuiles, terres cuites...

Les paillis tissés

  • Les paillis tissés 100 % naturel, à base de fibre de coco ou de jute, permettent de couvrir de vastes surfaces puisqu’ils se présentent sous forme de films. Ils sont biodégradables et se désagrègent au bout de 2 à 3 ans.

Dans la majorité des cas, nous vous recommandons de placer un paillis en fibre synthétique au sol sous les paillages minéraux. Ils sont très utiles et complémentaires aux paillis naturels : ils éviteront la poussée des mauvaises herbes, l’érosion des sols et garantiront une perméabilité à l’air et à l’eau.

LES PRODUITS