Comment ne pas s’inquiéter de la disparition des insectes au fil des années ! Chacun, à sa manière, peut participer à la pollinisation en cultivant des fleurs nourricières et mellifères, en adaptant ces gestes au fil des saisons et en créant des points d’accueil. Les insectes pollinisateurs sont indispensables : comment les accueillir et leur offrir un havre de paix ?
Invitez les butineurs
Multipliez les espèces sauvages (pissenlit, trèfle), les plantes vivaces (échinacées, scabieuses, lavande), les haies diversifiées, les plantes grimpantes (glycine, chèvrefeuille, clématite), les zones de gazon non tondues, les prés, les tapis d’aromatiques (fenouil, ortie, romarin), les arbustes à floraison de saison (buddleia, saule marsault), les massifs au soleil mais aussi à l’ombre...
Tous ces endroits vont accueillir les papillons aux noms étonnants comme Petite tortue, Grand nacré, Écaille martre, ainsi que les abeilles, les bourdons, les guêpes, les syrphes et bien d’autres petites bêtes. N’oubliez pas les prairies fleuries, dont les semences sont vendues mélangées, une source garantie de nectar et de pollen.
Avec leurs formes et leurs couleurs si diverses, c’est toujours un vrai spectacle de voir les papillons butiner les fleurs du jardin ou du balcon, tout en prenant le soleil. Cultivez et multipliez les essences de plantes nourricières pour accueillir les chenilles et offrir un panel de fleurs aux insectes adultes.

Boudez une partie de la pelouse
En coupant les surfaces engazonnées tous les 10 à 15 jours, vous empêchez la création d’îlots de vie pour les pollinisateurs. En effet, laisser des endroits de hautes herbes permet aux insectes de venir y nicher, s’y cacher, se nourrir, se reproduire, et de trouver le gîte et le couvert. Ces endroits de biodiversité sont à reproduire en quantité dans les jardins, les parcs et les zones de verdure. Lorsque vous tondez, pensez toujours à conserver un coin d’herbes, une friche, pour héberger une multitude d’insectes.

Cultivez des haies pour la biodiversité
Stop aux palissades, murs et panneaux pour clôturer votre jardin. Créez des bosquets et des haies mixtes de végétation pour accueillir les insectes. Panachez les arbustes à feuilles, à baies et à fleurs en jouant avec les saisons. Oiseaux, abeilles et tout un tas d’insectes (coléoptères) y trouveront de la nourriture et un refuge pour y loger et nidifier.
Un autre intérêt ? Cette faune est, dans de nombreux cas, auxiliaire et contribue au bien-être de votre jardin. Les oiseaux vont manger certaines chenilles, les abeilles polliniseront légumes et fruits, et les larves de coccinelles et de syrphes se régaleront des pucerons. Les exemples sont nombreux.

Utilisez des traitements naturels
Faites vos purins maison ou bien achetez-les tout prêts en jardinerie pour les utiliser en préventif. Le purin d’ortie est efficace contre les pucerons et donne un coup de fouet aux plantes. La préparation de consoude remplace un engrais. La décoction d’ail éloignera les mouches de l’oignon, et le purin de prêle chassera les attaques de mildiou ou d’oïdium. Renseignez-vous, car les utilisations de fermentation, infusion, décoction ou purin de plantes sont nombreuses avec des dosages à respecter. Faites usage des substances naturelles insoupçonnées des plantes comme alternative aux pesticides.
Multipliez les abris

En plus d’offrir des plantes à butiner, installez des abris pour accueillir les insectes dans des gîtes adaptés. Toute l’année, recyclez les matériaux du jardin comme un tronc d’arbre mort ou une souche, un tas de feuilles, des branchages entassés, des tiges creuses, un mur en pierres sèches ou une soucoupe oubliée : les exemples sont nombreux. Certains insectes profiteront de cavités ou d’interstices, d’autres de la décomposition de matière, d’un endroit pour hiverner, se reproduire, pondre ou tout simplement survivre.






1.Prenez votre ruban et formez une première boucle. Fixez-la en passant l’extrémité du ruban derrière la boucle.
